Samedi 14 juin 2008

Melting-potlach.

Il est des lieux où l’économie perd ses repères, où la flottaison des monnaies, le prix du baril et de l’étalon or sont occultés, pour faire place à une passion d'un autre ordre, celle de l'art et des  objets. Les foires  d’antiquités font partie de ces zones d’effacement des réalités basiques, qui flirtent avec l'irrationnel. La principale d’entre elles se déroule depuis quelques années, à Maastricht en Hollande, entre la Belgique et l'Allemagne . Elle est en passe de devenir une des premières au monde, tant sur le plan de la qualité de ce qui y est présenté, que par le pouvoir financier de ses visiteurs. Nombreux sont les professionnels de la profession qui intriguent ferme, pour envahir un des cinq cents stands mis à disposition. Les prix de location et de fonctionnement sont suffisamment dissuasifs, que pour écrémer naturellement de nombreux candidats, avant de satisfaire à bien d'autres critères. Dès que l’on pénètre dans le ventre de ce supermarché de luxe, il faut un certain temps pour s’acclimater à l'atmosphère feutrée où jamais ne pénètre la lumière du jour. Chaque participant y rivalise d’ingéniosité pour organiser au mieux, son coûteux périmètre. Chaque détails de mise en scène est poussé au paroxysme. Tant pour les revêtements de murs et du sol , que pour  les socles et vitrines, et  l’éclairage est adapté afin de créer des auras diaphanes autour de ce qui est présenté. A savoir: armes, poteries chinoises,papier à tapisser, textiles, précolombien, pendules, horloges et montres de toutes sortes, bijoux,or, argent,platine,diamants,céramique, vaisselle, verres, livres, cartes, pièces de monnaie, icônes, meubles du 18ème à aujourd’hui. Et enfin, détail et non des moindres : peintures, sculptures, dessins, gravures, ne sont plus confinés aux limites d'un 19ème siècle étroit, mais mélangés progressivement à l'art contemporain , au point de rivaliser sérieusement, avec les foires internationales d’art moderne habituelles. Les amateurs y débarquent par charter ou  jet privé. Les vernissages y rassemblent aussi bien des stars du business, que les collectionneurs connus, les galeristes à la pointe, les directeurs des principales salles de vente mondiales, les antiquaires de haut vol, les experts, les compagnies d’assurance et les banques. C’est donc le lieu idéal pour y relire dans un fauteuil cuir de Jacobsen le système des objets de Baudrillard et La distinction de Bourdieu. Chaque raz de marées de visiteurs apporte une vision digne de Play time de Jacques Tati. Autant dans les attitudes et les vêtements, que les conversations saisies au hasard. Mais au-delà de l’aspect anecdotique et caricatural, une mutation profonde est en train de se dérouler sous nos yeux ébahis. Dans les foires d’art, les stands s’évertuent à se démarquer avec des œuvres présentées sans meubles, sur des cimaises neutres et asexuées, orphelines d'un décor quotidien.  Ici, les accrochages obèses, font fi des époques et des idéologies et on y voit se côtoyer en vrac, les pires ennemis en matière esthétique. Ce qui fait hurler les puristes, qui voient là ,s'écrouler le mode de présentation de la galerie traditionnelle. Mélanger les époques et les genres  est un effet de style, pratiqué depuis quelques dizaines d'années par des artistes commandités par les musées de pointe. Mais dans ce genre de foire, le procédé de cohabitation est poussé à l'extrême. Les lacérations de Fontana pourraient voisiner avec une figurine de l'âge du bronze provenant du Yemen. Une vierge à l'enfant polychrome du 16ème pourrait très bien s'accorder avec un De bruyckere et un Louise Bourgeois. Enfin, il n'y aurait aucune raison de séparer un Manzoni d'une icône de St Nicolas ou d'un fauteuil George II du 18ème. Les papillons de Damien Hirst prendrait un sérieux coup , face à un pique-a-jour Art nouveau , et ici un Koons serait ridicule comparé à une pendule bronze et porcelaine Louis XV.  Que veut dire ce mode de fonctionnement? Sinon que tout est dans tout et que tout se vaut,  sauf le prix ? Qu'il suffit d'un peu de goût pour marier les esthétiques antagonistes les plus radicales?  Que ceux qui se sont combattus ,déchirés durant leur vie pour inscrire leur oeuvre dans l'histoire, établir un style,  sont de pauvres naïfs imbéciles, n'ayant produit que des accessoires de décoration pour intérieur cossu ? La surchauffe des super valeurs, l'équivalence forcée des esthétiques , est le reflet fidèle d'un cynisme idéologique global. Cette super vitrine pour nouveaux riches  n'a rien d'anodin et n'est pas qu'une nouvelle  technique de vente. Elle indique que, hormis le prix qui le représente et le sursignifie , l'objet est relégué définitivement aux confins de sa désuétude  . C'est sans doute là, prisonnier de cet enclos de la frime, déchu de sa fonction symbolique première, qu'il suscite le plus la convoitise, car il y est désormais sans danger.

                                                                                                                               J. Charlier


par Jacques Charlier
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Samedi 14 juin 2008
par Jacques Charlier
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Lundi 3 septembre 2007

 

Si rien n'est moins sûr que ce qui est incertain, rien n'est plus sûr que ce qui est certain.

Pierre Dac.

 

De prime abord, il faudrait s'entendre ou du moins s'écouter, sur le sens que l'on attribue à «la valeur»  et en quoi consistent «les choses». En parcourant la plus minable des brocantes, on s'aperçoit vite avec effroi, que les choses que l’on adorait hier, aujourd’hui nous encombrent la vie. Non seulement elles ne valent plus rien, mais  bientôt, il faudra payer pour s'en débarrasser.

On a beau dire que la valeur n'attend pas le nombril des armées, la valeur d'échange, chère à Baudrillard a bel et bien disparu, puisque l'échange de rien avec rien, donne encore et toujours,  moins que rien. Contre quoi voulez-vous échanger un chien enragé, une femme acariâtre, un gratiné dauphinois vieux de six mois, un dentier de cheval ?

Cela fait partie des choses impossibles à valoriser. Si vous arrivez à en faire cadeau à un fou ou un pervers, vous n’en obtiendrez rien, même pas un merci.

L’évaluation du monde dépend donc du point de vue strict de l’observation, et c’est loin d’être un détail. Pour philosopher, il y a lieu de n’avoir ni  chaud ni froid,  ni faim ni soif et être domicilié suffisamment loin des pistes d’aéroport et des élevages de chiens policiers.

Peut-on se questionner sereinement sur la valeur des choses, dans une étroite cellule de prison turque, en compagnie de six  codétenus, en train d’organiser une tournante, dont vous êtes l’enjeu ? Cette évaluation sera certes bien différente de celle d’André Comte Spomville à la terrasse du Flore, aux prises avec un sans logis qui veut s’enfiler son café crème. Pourrait-on questionner Robert Redeker et Michel Onfray sur les valeurs culinaires, sans tenir compte du contexte, dans lequel ils mangent et  font leurs courses au magasin Leclercq ?

Les plus avertis sur la valeur des choses sont sans nul doute, les collectionneurs. Ces masochistes intrépides savent, dès le départ, qu’il leur manquera toujours quelque chose. Sans cette chose unique et irremplaçable, qui n’a pas de prix, mais  complète la série, le reste  hélas, n’accède pas à la  valeur absolue.

N’allez pas croire que je vous  parle ici des collectionneurs d’art, dont les objets sont déjà dotés d’une estimation et d’un contenu préalable. Je vous parle ici, de collectionneurs pointus  obsessionnels, les durs.

Ceux qui possèdent l’avant dernier string de Diana, la serpillière qui a nettoyé les toilettes d’Elvis à son décès, un bon demi-litre de graisse prélevé dans les hanches de Britney Spears, l’ultime et dernier mégot d’Humphrey Bogart. Bref, de collectionneurs de toutes sortes de choses, qui n’ont absolument aucune valeur, sinon un certificat d’authenticité en attestant l’origine.

Encore faut-il ne pas avoir affaire à un faux, du genre morceau de croix du christ ou de robe de Monica Lewinsky.

Mais assez de lamentations, les vraies choses qui possèdent quelque valeur en soi, sont finalement  les plus désuètes et les plus incongrues du monde. Une musique qui réveille des souvenirs et nous arrache des larmes. Un parfum qui nous plonge dans l’émoi. Un geste anodin, la manière de poser un regard. En fait, des choses idiotes  qui ne valent pas grand-chose pour les autres, mais qui pour nous,  appartiennent au domaine du sacré. Si elles s’éloignent aussi vite qu’imprévu, leur disparition nous apporte cette valeur incalculable, non remboursable par la sécurité sociale, mais tellement consolatrice. C’est très bien ainsi, et  cela ne coûte rien.    

                                                                                                                Jacques Charlier.

par Jacques Charlier
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Mardi 14 août 2007
 

« In the last days, knowledge will be increased »

Th book of Daniel.

 

 

                                                           Je ne sais pas ce qui m'a pris de suivre la ligne verte du Subway qui m’emporte à toute allure vers Brooklyn. Peut être ai-je été séduit  par la sonorité du nom de la station que j'ai pointée au hasard sur la carte.

" Lorimer", c'est chouette, çà rime, çà chante dans la tête comme un nom de femme, alors que la réalité est tout autre. Lorimer est une station blafarde, rude, flanquée de poutrelles rouillées et de longs murs de carrés blancs luisants.

  Aussi, je me dépêche de fuir ses corridors venteux, pour émerger en plein soleil de midi à deux pas de l'ancienne caserne transformée en hôpital militaire.

 La rue que j'emprunte, est  calme et vide. Du coté des entrepôts, les énormes volets métalliques tagués luisent dans la lourde chaleur d’été. C'est donc un peu désemparé que j'aboutis au coin de Broadway et d’ Heyward,  en plein quartier hassid.

 Il y  règne une  effervescence anormale, alors que nous sommes loin de la veille du Shabbat. Curieusement, je ressens un étonnant courant de sympathie de la part des passants qui me croisent en souriant.

 Ce n’est pourtant pas l’habitude ici. On y vit à part. Les étrangers ne sont pas indésirables, ils sont plutôt mal venus. J'en ai fait la triste expérience l'an dernier, dans un magasin ringard, en cherchant des cartes de vœux pour Roche Ha-chana.

 En face d'une belle pâtisserie, j'aperçois une bande de jeunes en train d'accrocher un énorme calicot  sur un câble traversant la rue. Ils le déploient avec une vivacité fébrile, comme un énorme rideau de salle de  bain. Les mots qu'ils ont bombés à la hâte sur la toile flottant maintenant à hauteur de pare-brise, me laissent perplexe : " WELCOME IN BROOKLYN, OLD WORLD IS OVER".

Soudain, du haut de l'avenue, déboule à grand fracas, un énorme camion, tractant une plate forme bourrée de pieux en liesse. Ils forment une ronde dansante autour d'un orchestre klesmer amplifié par un vieil ampli pourris. Un colosse en chemise blanche, armé d'un micro et kippa sur l'oreille, harangue les passants et les invite se diriger immédiatement vers le pont, car le célèbre Rabbin Rosenfeld vient d'avoir une vision prophétique : "  Le Messie arrive ! Le Messie arrive ! Tous au pont de Brooklyn ! Au pont de Brooklyn !".

Au début, je pense à une blague juive, tirée du répertoire d’un folklore hassidique peu connu. Mais l’engouement et le délire sont tels, que je suis obligé de me  mêler aux gens qui  suivent le camion. A ce train là, nous sommes vite des milliers à nous diriger en courant vers le bas du quartier.

 La foule est devenue un énorme tourbillon mou qui évolue comme une galaxie en expansion. Je m'accroche désespérément à la main d’un vieux frim qui m'aide à grimper sur l'arrière du camion de tête. A peine là-haut, à ma grande surprise, on me refile un godet en plastique rempli de vodka.

D’ici, ce que je peux observer, me laisse pantois. Des colonnes humaines viennent de partout, et une poignée de baptistes qui s'était dès le départ jointe à nous, est complètement exhaltée. On peut dire qu’il y a de l’électricité dans l’air et qu’il faut s'attendre à un embouteillage invraisemblable, monstrueux, incontrôlable.

On est maintenant, comme aspiré inéluctablement vers Fulton Landing, et  le spectacle  dépasse l'imagination.

 

 

 

 Aux pieds du pont de Brooklyn, il y a déjà, au bas mot, cinq cents mille personnes. On y érige des podiums géants à toute vitesse et des échelles de pompiers sont dressées pour permettre de canaliser, à l’aide  de mégaphones, la venue d'un nombre incalculable d’hommes, de femmes et d’enfants, qui fort heureusement, se plie incroyablement à la discipline.

A gauche du pont, une magnifique chorale de Harlem entame l'Alléluia de Haendel, Des chars apparaissent sur lesquels on retrouve aussi bien des pentecôtistes que des orthodoxes. Des filles de Rapture hurlent: «Stay calm and do not panic, the time is near! » Des amishs arrivent  par carrioles pleines le long des quais. A ma droite, la chorale de Saint Patrick entame un émouvant cantique en latin. Des habitants  de Chinatown se faufilent en brandissant un immense dragon. Et comble des combles, je vois arriver sous les applaudissements de tous les ritals, les acteurs de la série des Sopranos  portant une statue de la Vierge, aidés par des Krishnas et des Lamas rigolards. La nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre.

 De mon côté, les frims s'en foutent éperdument, ils  sanglent calmement  leurs teffiline et se recouvrent de leur tallith. Sur ce temps là, j’en profite pour terminer leur bouteille de vodka et me bourrer de harengs sucrés, histoire de tenir le coup.

 Sous le pont, il y a une kyrielle de bateaux de toute taille qui font hurler leurs sirènes. J'entends  des fanfares de marines qui entament  Fly me to the moon dans le style Count Basie.

C'est de plus en plus délirant, incompréhensible, mais d’une beauté enivrante.

En un mot, c’est l’extase. Des larmes coulent le long des joues._

 Ce qui m'intrigue, c'est que mes sens perçoivent distinctement ce qui se passe avec une précision inhabituelle. Je suis dans un état d'hyper extra lucidité.

 Lorsque j'examine les visages de ceux qui m'entourent, ma conscience les traverse de part en part  et je sais que c'est réciproque. La zone qui s’étend devant moi à perte de vue est définitivement  occupée et piétinée par les nouveaux arrivants.

Protestants, cathos, évangélistes, méthodistes, mormons, presbytériens, universalistes, musulmans, post marxistes, bouddhistes, témoins de Jéhovah, armée du salut, on ne compte plus les calicots de ralliement de toute provenance.

 Voir tous ces groupes fraterniser joyeusement, c'est tout bonnement inconcevable.

Au beau milieu d'un orchestre symphonique interprétant du Phil Glass bien rythmé, un rabbin glabre et décharné, surgit et fait  signe à la foule.

C’est le fameux rabbin Rosenfeld.

 Immobile et impassible, il se concentre et obtient en un quart de tour, un silence total et impressionnant. Même les sirènes des bateaux lui obéissent.

Pendant qu'il commence à prier en secouant la tête, complètement habité, nous levons tous les yeux au ciel.

Là, il n'y a plus d'avions, d'hélicoptères, plus un seul oiseau, pas la moindre mouche.

Le bleu est profond, à l’Ouest  règne une étrange et fluctuante lumière d’une intensité  extrême. Une sorte d'entonnoir invisible, en forme de spirale tournoyante entrouvre progressivement la voûte céleste et des masses lumineuses en sortent par grappes, dans un ralenti irréprochable.

 Du coup, les Chinois déclenchent un feu d'artifice gigantesque  partant des sommets du pont, de l'Empire et du Chrysler.

J'avise un voisin hébété qui trinque avec moi :

 Ce qu'on vit ici, devait se passer à l'Armagedon lui dis je.

C'est quoi çà ? votre arma machin ?

C'est un endroit précis, situé en Israël.

 

 

 

Israël, tu rigoles? C’est où çà ?

 Ok… d'accord…, Je comprends que je me suis trompé d'adresse et je change de sujet. Normal, il ne reconnaît pas l’Etat.

Maintenant tous les orchestres entonnent le même air, et la foule reprend en chœur :

 Messiah ! Messiah ! La la, la la la lâââ !

Messiah’ Messiah ! La la la lalalâââââ !

En vieux laïc convaincu, ce chant m’a toujours paru tellement désuet, mais tant pis. Moi aussi je me mets à chanter avec entrain.

 

 

 Quel bonheur de voir dans ciel,  planer cette douce masse lumineuse qui dégage un tel bien-être, venant d'une dimension qui n'a absolument rien voir avec la nôtre …C’est une merveille…

 On se croirait dans un tournage de Spielberg à budget illimité. L’émotion collective est globale.

Mais subitement, une douleur sourde et continue s’empare de ma nuque et j'entends au tréfonds de mon cerveau, un BIP BIP BIP BIP lancinant.

 

BIP BIP BIP BIP BIP BIP BIP BIP BIP BIP BIP BIP BIP BIP

 

Ce bruit prend de plus en plus de place dans mes neurones et me vrille le tympan. J'essaye en vain de garder le contact visuel avec mon entourage, les images se brouillent, se défont,  mon corps est parcouru d’un tremblement irrésistible, mes mâchoires me font atrocement mal.

 J'écarquille enfin mes yeux humides avec difficulté et  angoisse.

En tâtonnant, j'arrête le BIP de mon réveil matin.

 Comme un dingue, je saute hors du lit.

 Punaise! Il est 6 heures du mat et le train spécial- navetteurs pour Bruxelles est à 58.

Je cavale dans la rue de Joie, me perds dans la Gare Calatrava,  saute dans un wagon, et me retrouve assis, exténué, haletant, en face d'un gros type qui déploie bruyamment son journal.

 En première page, on lit : Nouvel attentat suicide à Tel Aviv.

 

 Patatras ! C'est l'embardée, je suis revenu dans le monde tel qu'il est.

 

                                                                                                                           Léo Josefstein.

par Jacques Charlier
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Jeudi 9 août 2007

 

Après des siècles et des siècles d'entartâââââââge

Yves Leterme sortit de son bureau

Et nous promis d'enfin devenir sâââââââge

Et d'avouer que le chant le plus beau

 

Ce n'est pas lââââ Marseillaise

Qui de sang a rempli nos sillons

La brabançonne c'est comme la mayonaiaiaiaise

Des frites des moules de la bière des chansons

 

La brabançonne c'est comme la mayonaiaiaiaise

Des frites des moules de la bière des chansons

Vivent  les cons !

 

CHANSON DE CABARET.

 

Dans le style des chansonniers années 3O

 

Voyons Monsieur Leterme

Vous avez des façons

Depuis quelques semaines

De nous prendre pour des cons

 

Pour nous la vie est dure

Et noir est l'horizon

Vos bêtes caricatures

Ça nous fout le bourdon

 

REFRAIN:

Debout les Cons ! Formez vos bataillons !

Entartons ! Entartons! Le pompeux cornichon !

 

Dans nos cerveaux débiles

En forme de potiron

Ce mot d'ordre imbécile

Surgit de nos tréfonds

 

C'est vrai qu'on en a marre

 de votre prétention

on finirait par croire

Qu'on est vraiment des cons !

 

REFRAIN:

 

Debout les Cons ! Formez vos bataillons !

Entartons ! Entartons ! Ce pompeux cornichon !

 

 

 

 

 

 

 

 

par Jacques Charlier
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